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(à coté de café le bouquet et l'hôtel royal mirage)
L’évolution du kératocône
Le kératocône évolue surtout chez le sujet jeune. Bien suivi et freiné à temps, il se stabilise dans la grande majorité des cas.
Le kératocône est une maladie évolutive, mais son évolution est très variable d’une personne à l’autre. Elle est généralement la plus active à l’adolescence et chez le jeune adulte, puis tend à se stabiliser avec l’âge, le plus souvent autour de la trentaine ou de la quarantaine.
Comment évolue le kératocône ?
La maladie progresse habituellement par étapes : la cornée se déforme et s’amincit progressivement, ce qui augmente l’astigmatisme et fait baisser la vision. La vitesse d’évolution est imprévisible — chez certains patients elle reste discrète, chez d’autres, notamment les plus jeunes, elle peut être plus rapide. Avec le temps, dans la grande majorité des cas, le kératocône finit par se stabiliser.
Les facteurs qui peuvent accélérer l’évolution
- Le frottement des yeux, principal facteur aggravant et le plus évitable.
- Un début précoce, à l’adolescence.
- Des allergies oculaires mal contrôlées.
Pourquoi un suivi régulier est essentiel
Comme l’évolution est imprévisible, un suivi régulier par topographie cornéenne permet de détecter une éventuelle progression. C’est précisément lorsqu’un kératocône évolue qu’un traitement de stabilisation peut être proposé pour l’arrêter.
Peut-on stopper l’évolution ?
Oui. Aujourd’hui, le cross-linking (réticulation du collagène cornéen) permet, dans la grande majorité des cas, de stabiliser un kératocône évolutif et d’en stopper la progression. Associé à l’arrêt du frottement et au contrôle des allergies, il a transformé le pronostic de la maladie.
Il est important de rappeler que le kératocône ne rend que très rarement aveugle. Avec un diagnostic précoce, un suivi adapté et les traitements actuels, la très grande majorité des patients conservent une bonne vision.
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